Alcool

alcool

L’alcool est souvent présenté comme la première cause de mortalité sur les routes.

Pour autant, sa part dans l’accidentalité est très élevée. Chaque année, environ 1000 personnes perdent la vie dans un accident directement lié à l’absorption d’alcool.

Des réglementations sont apparues pour fixer un seuil d’alcoolémie au-dessus duquel, un conducteur est en infraction et peut être lourdement sanctionné :
– La loi du 8 décembre 1983 baisse le seuil du délit à 0,80 gr/l puis un décret de 1995 fixe à 0,5 gr/l le seuil contraventionnel avec un retrait de 3 points et une amende de 4ème classe.
– La perte de points passe à 6 pour un taux supérieur à 0,5 gr/l en 2003 et le taux à 0,2 gr/l pour les conducteurs de transports en commun en 2004.
Ce taux est également imposé à partir de 2015 pour les conducteurs détenteurs d’un permis probatoire.

Si la mortalité routière générale a baissé depuis plus de vingt ans, la présence d’un taux supérieur à 0,5 g/l d’alcool chez au moins un conducteur impliqué dans un accident mortel reste une constante autour de 30%. Dans 90 % des cas, le conducteur est présumé responsable de l’accident.
L’alcool est relevé comme un facteur déclenchant dans environ 20% des accidents mortels. La présence d’alcool engendre essentiellement des accidents mortels car elle est souvent associée à une vitesse excessive, à l’usage de stupéfiants (12% des cas) ou à l’absence de ceinture de sécurité. Ainsi un conducteur alcoolisé tué sur trois dans un accident mortel avec alcool ne porte pas la ceinture contre 4% dans un accident mortel sans alcool. Ce bilan traduit parfaitement l’effet inhibiteur de l’alcool.
L’alcool touche tous les types de déplacement. Un tiers des cyclomotoristes tués, un quart des motocyclistes et des automobilistes.
Il touche fortement tous les âges. 60% des accidents mortels concernent des taux d’alcool supérieur à 1,5 gr/l.