Etat de santé

FATIGUE, SOMNOLENCE ET HYPOVIGILANCE

Fatigue est un état d’affaiblissement physique ou moral qui survient à la suite d’un effort soutenu. Il conduit à une perte de vigilance.
– Avec la somnolence, il constitue la deuxième forme d’hypovigilance.
– Si le sommeil est la réponse à la somnolence, le repos est la réponse efficace à la fatigue.
– L’activité de conduite génère de la fatigue. Elle se cumule chez le conducteur à celle déjà pouvant préexistée suite à une autre activité.
Elle peut aussi se conjuguer avec un état de somnolence.
Dans un état de fatigue, le conducteur réagit tardivement à un évènement fortuit. Son temps de réaction est souvent nul. Il n’a pas freiné ou amorcé une manœuvre d’évitement à la différence d’une perte d’attention qui conduit plus souvent à une réaction certes tardive.
La somnolence et la fatigue sont deux états d’hypovigilance qui se trouvent parfois confondus dans les facteurs d’accidents.
C’est le cas sur autoroute. Il est donc souvent difficile de distinguer la part attribuable à l’un ou l’autre de ces facteurs.
Cependant de trop longs temps de conduite sont souvent un indice de la présence du facteur « fatigue ».

fatigue

Somnolence
se définit comme “un état intermédiaire” entre la veille et le sommeil caractérisé par une tendance irrésistible à l’assoupissement si la personne n’est pas stimulée.
La somnolence est une forme d’hypovigilance. C’est une perte de vigilance à ne pas confondre avec une perte d’attention.
Bâillements répétés, picotements ou clignements des yeux, paupières lourdes, nuque raide, station assise inconfortable, difficulté à se concentrer sont les symptômes alertant d’un état de somnolence et donc de baisse de la vigilance (d’où le terme d’hypovigilance).
Les facteurs principaux à l’origine de la somnolence sont le déficit de sommeil, certaines maladies comme l’apnée du sommeil, la prise de certains médicaments ou de produits psychoactifs ainsi que la consommation d’alcool.

Hypovigilance
La vigilance est la capacité du cerveau à se maintenir en éveil et de réagir de façon appropriée aux évènements et à prendre des décisions.
L’hypovigilance est donc un état engendré par la transition involontaire de l’état de veille vers le sommeil se traduisant par une baisse du niveau de vigilance. Elle se manifeste par un état de somnolence ou un état de fatigue
Ces états peuvent se traduire par une perte d’attention.
Sur autoroute, la perte de vigilance peut être déclenchée par le caractère monotone de la conduite dans sa durée. Cela explique qu’environ un quart des accidents mortels sur ces routes est attribuable à la somnolence.
Sur les autres routes, cette proportion est nettement plus faible eu égard aux nombreuses sollicitations de l’attention et au fait que les trajets soient plus courts. Elle serait de l’ordre de 10 à 15%.
Cet état est d’ailleurs difficile à constater par les forces de l’ordre. Seules les auditions de passagers permettent de faire l’hypothèse d’une perte de vigilance.
Dormir est la meilleure prévention de l’hypovigilance. C’est pourquoi il est recommandé de s’arrêter toutes les deux heures lorsque l’on conduit.

VUE

vue

90% des informations nécessaires à la conduite sont visuelles. Pourtant, on estime qu’un conducteur sur 3 a une vue mal corrigée, qu’un sur 20 voit très mal et l’ignore, et que 700 000 automobilistes ont une vision incompatible avec la conduite, particulièrement de nuit.
A partir de 40 ans, la presbytie (altération de la vision de près) est quasi-inéluctable et à la soixantaine, les pathologies de l’œil liées au vieillissement se développent.
C’est pourquoi, il est primordial de consulter un spécialiste tous les 2 ou 3 ans après 40 ans.
La vision est un phénomène complexe et pluridimensionnel. Différentes fonctions entrent en jeu, et toutes sont nécessaires à la conduite:
L’acuité visuelle :
Bien conduire, c’est savoir anticiper. Pour cela, il est indispensable de voir vite et loin, et même au-delà de la portée des phares la nuit.
La vision binoculaire :
Elle donne au conducteur le sens de la profondeur, donc du relief et donc des distances. Important pour s’arrêter.
Le champ de vision latéral :
Cette vision périphérique nous permet de regarder devant, tout en surveillant ce qui se passe sur les côtés. L’angle de vision diminue avec l’âge, mais encore plus vite avec la vitesse. Ainsi, un piéton a un champ visuel de 180°, mais celui d’un automobiliste roulant à 40 km/h n’est plus que de 100° ; à 100 km/h, il ne reste que 40° et 30° à 130 km/h.
Au-delà de ces qualités, un conducteur doit également avoir une bonne perception des contrastes et des couleurs, surtout s’il roule la nuit, et une vision correcte de près afin de pouvoir surveiller son tableau de bord.
Une visite régulière chez un ophtalmologiste permet de contrôler et surveiller tous ces points, et de réagir au besoin.

VOIR ET ETRE VU

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VITESSE ET VISION

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